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LES LIVRES











Un enfant réunionnais déplacé par la France dans le Cantal en 1965
par Jean-Charles Pitou
avec la collaboration de Ségoléne Poinas



VENTE






ARTICLE DU JOURNAL DE L'ILE
LE MIGRANT

Le migrant ! Qui est-il au juste ?
Un homme - Une femme qui vent vivre. il -
(Elle) a besoin pour y parvenir de tout quitter en
arrière avant de partir. Ce moment devient, alors,
une étape cruciale, car partir, en ce cas, c'est mourir
un peu.

Comment vit-il ce moment du départ qui est,
avant tout, véritable aventure ? Tout son être va
réagir et se cabrer sous le flot des questions de
l'inconnu. A cet instant, son esprit se met en quête
d'une parole, d'un regard, d'une main lui inspirant
confiance en la vie.

, « Tu accueilleras chez toi l'émigré » dit la
bible, le Livre de vie. Le migrant, inconsciemment
peut-être, porte en lui l'attente d'une réponse à cette
invitation du créateur. Qui, en fait, va la lui donner
dés son premier atterrissage sur le sol de l'inconnu ?
C'est nous tous, vous et moi, par la pensée ;
l'autre pour l'accueillir dés l'arrivée. Les pages de ce
livre se proposent de présenter certaines pistes à
offrir au migrant afin de le rassurer dans l'aventure
de la vie qui, le jour même, s'ouvre sous ses pas.
(L'auteur)







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Durant les années 1960-1970, mille six
cents garçons et filles, orphelins ou
abandonnés, ont été arrachés a l'île
de La Réunion et transplantés en
France au nom de la raison d'Etat.
Ce département français d'outre-mer souffrant
d'une croissance démographique et d'une pauvreté
alarmantes, Michel Debré a alors mis en
oeuvre une politique énergique de migration
vers la métropole. Des fonctionnaires l'ont
appliquée avec zèle, grossissant les contingents
d'enfants exigés par tous les moyens: consentements
extorqués à des familles illettrées,
rafles dans les bidonvilles, placements d'office en foyer...

Ces enfants de la misère ont été exilés, sans
espoir de retour, dans les départements déshérités
de l'Hexagone: la Creuse, le Tarn, la Lozere,
le Gers. On leur promettait un bel avenir, de bons
métiers, on les a abandonnés dans des fermes,
humiliés, maltraités. Certains sont morts de solitude
ou ont sombre dans la folie; d'autres, plus
chanceux, se sont acclimatés avec bonheur.
Quarante ans plus tard, ils restent des hommes
et des femmes déracinés, qui vouent une haine
vivace aux voleurs de leur enfance.
Une enquête choc sur une page cachée
de notre histoire: la déportation des
enfants réunionnais.



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Site web créé avec Lauyan TOWebDernière mise à jour : mardi 19 avril 2016